La fête de « Noël » et ses origines

1.1 Actuelle compréhension

« Noël, Joyeux Noël » Noël est maintenant une des fêtes les plus populaires au monde, de nombreux chrétiens et de non chrétiens se rassemblent autour de la fête de noël. Aujourd’hui cette coutume deviens donc de plus en plus banales, il est le jour férié des chrétiens par excellence, cette fête chrétienne pour le monde est apparentée à la nativité ou autrement dit « la naissance du Christ » le 25 décembre ; l’échange des cadeaux sont représentatives des cadeaux des mages a Jésus. Le mot Christmas signifie en lui-même « messe de Christ » Dans cet article, nous vous proposons d’aller au-delà de l’actuelle compréhension de noël, de remonter a ses origines afin de mieux la comprendre et d’avoir une définition plus claire de cette fête.

1.2 Apparition du Noël chrétien

Comme aujourd’hui nous supposons que noël est une fête chrétienne, il serait donc intéressant de savoir quand-est ce que la célébration de la fête de noël est apparue pour la première fois. Pour répondre à cette question, nous nous appuierons donc uniquement sur la première partie de la définition de L’Encyclopédie Américaine « Une fête fut établie au quatrième siècle, à la mémoire de la naissance du Christ. ». L’église Romaine occidentale introduit cette fête ou plutôt cette commémoration au 4e siècle après J.-C. Mais l’Église ne fit d’elle une fête officielle qu’au 5e siècle. C’est l’Empereur Justinien qui la légalisa et il la fixa au 25 décembre qui avant était célébré dans d’autre pays oriental vers le 06 janvier. L’histoire ne nous fournit aucune certitude au sujet du jour de la naissance de Jésus. La Bible n’indique pas non plus sa date exacte. 
Mais aucune source du catholicisme primitive ne donne à noël une origine biblique (ce qui est bien le cas, car il n’est fait nulle mention de la célébration de la naissance de Jésus dans les saintes écritures). Pour reprendre les thermes d‘Herbert Armstrong « il n’existe AUCUNE AUTORITÉ BIBLIQUE relative à l’observance de Noël. », L’Encyclopédie Britannique dit ceci : « Christmas, c’est-à-dire la Messe du Christ (Noël), n’a jamais fait partie des fêtes originelles de l’Église ». L’Église primitive elle-même n’officialisa donc pas noël comme une fête bibliques dit plus hauts.
Mais si elle ne vient ni de la Bible, ni de L’Église primitive, mais est et reste quand même liée au catholicisme romain, d’où nous vient cette traditionnelle fête ? Ce qui nous amène à la deuxième partie de cet article reposant sur cette citation reprise plus haut de L’Encyclopédie Américaine « Une fête fut établie au quatrième siècle, à la mémoire de la naissance du Christ. Au cinquième siècle, l’Église d’Occident ordonna qu’elle fut désormais toujours célébrée le jour de l‘ancienne fête romaine de la naissance de Sol, puisqu’il n’existait aucune connaissance certaine de la date de la naissance du Christ ».

2.1 L’époque de la Rome catholique

Le jour de la Fête de Noël à son origine est assimilé au jour du Culte des Saturnales, du dieu Romain Saturne. Avant d’être chrétien, L’Empire Romain était un empire païen, Ce fut sous Constantin Ier que la Rome païenne disparut pour laisser place la Rome chrétienne, mais tout en gardant certains éléments païens que nous décrirons plus tard. Le règne de Constantin non seulement marque la fin des persécutions des chrétiens, pourtant il contribue aussi à la montée du christianisme, même si des éléments du paganisme sont encore intégrés et incrustés dans les éléments et mentalités des contemporains, (Ramsay McMullen) « Des populations entières qui, malgré leur abjuration, étaient païennes par leurs mœurs, goûts, préjugés et ignorance, passèrent sous les étendards chrétiens avec leur bagage de croyances insensées et de pratiques superstitieuses ». Constantin en participant à l’essor du Christianisme, favorisa l’extinction du Culte de Mithra (dieu païen) « L’on adapta le christianisme et le posa sur des fondements païens, fondement dont les éléments se trouvent encore présent aujourd’hui ».
En résumé, l’Église catholique romaine vécut ce qu’on appelle un « syncrétisme religieux », selon le Larousse Français « Le terme s’utilise surtout en histoire des religions pour qualifier des confessions à part entière, mais dont plusieurs composants d’origine sont encore reconnaissables. C’est une religion dont la doctrine ou les pratiques sont un mélange d’éléments pris dans différentes croyances »

Comme dit plus haut, Constantin abolit la fête de Mithra, cette fête de Mithra était la fête du dieu soleil célébrée Le 25 décembre. Les Saturnales est la fête liée à l’actuelle noël, remontons donc à ce culte des Saturnales et a ses origines. Les Saturnales ou autrement appelé : Natalis Soli Invicti ou La naissance du soleil invincible était une fête décrétée par l’Empereur Aurélien (ce Sol Invictus toujours présent dans les cultes catholiques modernes), les Saturnales marquées la date ou les jours commençaient à se rallonger (solstice d’hiver), et était dédiée à Saturne le dieu du feu, des semailles et de la moisson  (Remplacé plus tard par Constantin qui décréta le jour des lumières par le jour du Fils de la lumière Jésus). Le 25 décembre n’étais pas choisi à cause de la naissance du Christ, mais par ce qu’il se rapprochait du culte du dieu Saturne, dieu principal des Romains. Noël était célébré en tant que jour anniversaire de la naissance de Sol, le dieu soleil et de la fertilité et aussi celle de la Déesse Tammuz ! Le Schaff–Herzog (Encyclopédie of Religious Knowledge) précise que « Les Saturnalia et Brumalia païennes étaient trop profondément enracinées dans les mœurs populaires pour pouvoir être supplantées par l’influence chrétienne ». C’est simple et facile à comprendre : par amour de ces fêtes saturnales qui étaient accompagnés de débauches, les païens utilisèrent le christianisme pour couverture afin de continuer leurs pratiques. Le jour dédié au SOLEIL qui dans le culte païen identifiait le soleil comme un dieu ou le fils du dieu Saturne, devint maintenant la fête du fils de Dieu, Jésus-Christ. De qui les romains l’ont-ils reçu ?

Représentation du « NATALIS SOL INVICTUS« 
Représentation du dieu Mithra
Représentation de la réincarnation de Nimrod
Découverte archéologique représentant Tammuz

2.2 Babylone, le berceau de noël

Dans L’ancienne Babylone nous retrouvons les premières sources de l’histoire de noël. La Bible nous dit que « Cusch engendra Nimrod ; c’est lui qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l’Éternel. » (Genèse 10 verset 8), « Devant » ou פָּנִים (panim ou paneh) signifie « devant » ou « face à face/contre ». Nimrod est considéré comme le fondateur du de Babylone, l’on lui devait la célèbre Tour de Babel, et la puissante première citée Babylonienne, de l’ancienne Ninive et d’autre grandes citées anciennes. Nimrod signifie en Hébreux « Marad » qui veut dire « Celui qui s’est rebellé ».
Pour revenir brièvement sur son histoire, Nimrod épousa sa mère Sémiramis, à sa mort il fut déifié, il fut adoré comme le dieu soleil par les chaldéens, phénicien grec et romains (l’histoire se contenta juste de changer les noms, car Nimrod a sont noms équivalent dans toute civilisation : Baal, Moloch, Osiris, Ra, etc.), ont l’appela aussi sous le nom de ‘Baal’ signifiant « seigneur » ou « dieu du Soleil » (retrouvé dans le culte catholique romain. Cf. : voir passage sur le Sol invictus). Nous avons à cette époque la première célébration d’un jour dédié au culte du soleil (d’où le parallèle aujourd’hui avec le dimanche, ou Sunday en anglais). Nimrod est considéré comme « le père de tous les dieux babyloniens » lui et sa mère eurent un enfant qu’ils appelèrent Tammuz, mais cette enfant dans la mythologie babylonienne n’est autre que la réincarnation de Nimrod lui-même. La Fête de sa réincarnation se nomme la Fête de « Yule » signifiant « le Jour de l’enfant » référence à Tammuz, Yule correspond et donna naissance à la fête du solstice d’hiver chez les romains.

Les adventistes doivent-ils croire en la fête de Noël comme étant la naissance de Jésus-Christ ?

Il nous faut faire la différence entre se rassembler en famille et avec des amis le 25 décembre autour d’un bon repas et croire que noël est la date de naissance de Jésus-Christ. S’inviter le 25 décembre, aller chanter dans les rues, distribuer des lectures chrétiennes, faire un concert de la chorale, etc. ne sont pas de mauvaises actions pour un adventiste, car le mois de décembre reste une des meilleures occasions de pouvoir parler de Jésus-Christ à un monde qui d’ordinaire ne serai pas attentif. Néanmoins, croire que le 25 décembre étant la naissance de Jésus-Christ, y vouer un culte, doit-être proscrit pour un chrétien authentique. N’oublions jamais que ce n’est pas ce que cela représente pour nous qui compte, mais le plus important, c’est ce que cela représente pour le Dieu véritable de la Bible. Nous sommes invités à ne pas mélanger le profane et ce qui est saint, autrement dit, croire en des enseignements païens et vouloir suivre Dieu.

3.1. Quelques recommandations.

Lorsque la période des fêtes de noël approche, nous pouvons en tant qu’église organiser des événements ayant pour but l’évangélisation (voir les exemples cités ci-dessus). Dans chacune des activités, nous devrions garder Jésus-Christ au milieu de nous et dans nos pensées. Cela reste une période propice pour inviter les uns et les autres à se tourner vers Jésus-Christ. Pendant noël beaucoup d’argent est utilisé dans de vains et éphémères cadeaux, nous devrions être modestes dans nos dépenses et dans nos repas, l’argent récolté et mis de côté pour cette occasion peut servir à établir un plan d’évangélisation et d’aide aux enfants dans le besoin dans notre quartier par exemple.

« L’arbre de Noël- Nous serions agréable à Dieu si à Noël chaque église dressait un arbre aux branches duquel nous accrocherions des offrandes, grandes et petites, en faveur de nos lieux de culte »

Ellen White, Foyer Chrétien

« Puisque le 25 décembre est célébré pour commémorer la naissance du Christ, et que l’on a appris et montré aux enfants que c’est un jour de bonheur et de joie, il vous sera difficile de laisser passer cette période de fête sans lui accorder la moindre attention. On peut d’ailleurs profiter de cette occasion pour faire réellement du bien ».

Ellen white, foyer chretien

SOURCES:

Ellen G,White (2000). Le foyer chrétien

Pack, C.d. (2006). Les fêtes païennes.

Pack, C.d. (2000).Jours Saints Divins ou Jours Fériés Païens?

Pack, C.d. (2000). La véritable origine de Noël.

Armstrong Herbert, M.w (2010).La simple vérité au sujet de Noël.

Boutammina, N.e. (2008). Les contes des mille et un mythes. France : Le seuil

L’Encyclopédie Américaine

Schaff–Herzog. (2006).Encyclopedia of Religious Knowledge’s.USA: Bridge East

Flavius, J. (1998).Les antiquité Judaites. Berlin

Schaff-Herzog. (2005). Encyclopedia of World History. USA: Bridge East

Segon,L.(1910). La Bible.

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